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La carotte présente des propriétés dépurative, tonique, reminéralisante, diurétique. C’est un véritable cocktail de santé et un excellent
tonique matinal.
Rafraîchissante, apéritive et diurétique, la carotte devrait avoir une des meilleures places dans notre alimentation, en raison de ses vertus multiples et de sa saveur agréable. C’est l’amie du
foie et du métabolisme hépato-biliaire.
La carotte est constituée d’une richesse exceptionnelle en vitamine A et provitamine A (carotène), en vitamines B1, B2 B3 (PP), B5, B6, B9 (acide folique), C et E, ainsi qu’en minéraux : fer (Fe), cuivre (Cu), sodium (Na), calcium (Ca), phosphore (P), brome (Br), iode (I), zinc (Zn), manganèse (Mn) et magnésium (Mg). Elle contient des sucres simples (lévulose et dextrose) directement assimilable et recommandés aux diabétiques.
Laxative et diurétique, elle est utile aussi bien dans les cas de constipation que de diarrhée (régulatrice du transit intestinal). Cicatrisante et désinfectante de la muqueuse intestinale, l’estomac bénéficiera aussi de son action cicatrisante et antiputride. Elle fluidifie la bile et tonifie le foie. Anti-anémique, elle intervient dans le processus de croissance, le rachitisme et la déminéralisation. Elle augmente le taux des globules rouges, participe au rajeunissement tissulaire et cutané, active la cicatrisation des plaies et améliore l’acuité visuelle. Elle favorise la baisse du taux de cholestérol, intervient dans le bon état de la peau et des muqueuses. La carotte contribue également à l’équilibre acido-basique.
La carotte en hiver
En cette période hivernale où notre peau est soumise à de brusques variations de température qui accélèrent les déperditions hydriques et provoquent un affaiblissement de la régénération tissulaire, la carotte vient à notre secours en nous apportant son aide et tonifier notre épiderme malmené, grâce à son exceptionnelle richesse en vitamine A et son carotène.
Profitons donc de ses vertus pour réaliser, à domicile, la plus spectaculaire des cures de beauté. A la sortie de l’hiver, notre peau nous remerciera d’avoir pris soin d’elle. Cette cure est à retenir plus particulièrement par période de teint brouillé, soit par des excès alimentaires, soit par une fatigue provoquée par un manque d’oxygénation à force de rester confiné de la maison au bureau, en passant par les transports en commun. L’élimination se fait alors au ralenti, et le manque de tonicité de notre moral et de notre physique se fait redoutablement sentir. Le moyen le plus sûr et le plus simple consiste en la pratique d’une cure de carottes : le résultat est garanti !
La monodiète de carottes
Il est important de n’utiliser que des carottes issues de l’agriculture biologique, les carottes en provenance de l’agriculture industrialisée sont hautement toxiques pour l’organisme humain. La précieuse peau qui contient toutes ses richesses est envahie par des engrais et pesticides de toutes sortes, sans compter sur la mode nouvelle qui consiste à irradier certains de nos légumes, pour notre plus grande déchéance.
Déroulement de la cure
Durée : un week-end, ou deux jours consécutifs de repos dans la semaine, et chaque fois que le besoin s’en fait ressentir.
Remplacer le repas du vendredi soir ou de la veille des deux jours réservés à la cure, par un grand verre de jus de carottes fraîchement extrait (ou par du jus de carottes biologiques acheté en magasins diététiques), que vous dégusterez à petites gorgées. Râpez quelques carottes et arrosez les d’une cuillerée à soupe d’huile d’olives de première pression à froid et biologiques.
Le lendemain matin et durant les deux jours.
A jeun
Un grand verre de jus de carottes fraîchement extrait.
Petit déjeuner
Un grand verre de jus de carottes.
Matinée
Un grand verre de jus de carottes.
Déjeuner
Un grand verre de jus de carottes et quelques carottes râpées. Au moment de les manger, les arroser d’une cuillerée à soupe d’huile d’olive (ou d’huile de tournesol, pour les personnes qui trouvent le goût de l’huile d’olive trop prononcé).
Après-midi
Un grand verre de jus de carottes.
Dîner
Un grand verre de jus de carottes et quelques carottes râpées. Au moment de les manger, les arroser d’une cuillerée à soupe d’huile d’olive (ou d’huile de tournesol).
Au coucher
Boire, à petites gorgées, un grand bol d’aubier de tilleul sauvage, excellent dépuratif, qui aidera, pendant la phase nocturne de repos allongé, à éliminer les toxines drainées au cours de la journée.
Dans l’intervalle, boire la même tisane d’aubier de tilleul sauvage, à raison d’un litre réparti dans la journée.
Variante
Il existe une variante à cette monodiète de carottes, à faire sur 21 jours minimum (quatre semaines seront plus profitables) ; elle consiste à boire, tous les matins, à jeun de préférence, un grand verre de jus de carottes, et un autre verre au début du repas de midi. Pour les adeptes des sports d’hiver et de neige, il est particulièrement recommandé d’effectuer cette cure longue durée en prévoyant de la commencer quinze jours avant le départ en vacances, et de la proroger pendant la durée des vacances : la peau ne souffrira ni des variations de température ni des phases d’ensoleillement puissant et direct.
Profitez d’effectuer cette cure interne pour régénérer également votre peau : râper finement une carotte avec sa peau et l’appliquer sur tout te visage : conserver 1/4 d’heure et retirer avec de l’eau minérale. Imprégner un coton avec du jus frais et le passer sur tout le visage : vous obtiendrez des traits reposés et assouplirez votre peau.
Bon week-end !
Références :
Régine DURBEC, Les cures des 4 saisons, Éditions Jouvence. ISBN2-88353-012-2
Cours de Nutrithérapie du Dr. Jean-Claude Rodet Vol. 11 Les légumes.
Régime, diète, jeûne... Nombreux sont ceux qui font tout et n'importe quoi pour maigrir. Seulement voilà, une fois le
programme terminé les kilos perdus sont vites retrouvé.
Je vous livre un texte écrit par le Dr. Jean-Claude Rodet concernant l'individualisation de l'alimentation. Si vous avez des questions...
L'individualisation alimentaire Les progrès de la biochimie alimentaire, les recherches sur les propriétés thérapeutiques ou curatives des aliments permettent aujourd'hui de comprendre la nécessité d'appliquer l'individualisation alimentaire.
Nous sommes tous différents. Chaque personne est unique.
De très nombreux paramètres démontrent les différences qui existent d'une personne à une autre.
þ le groupe sanguin (peut-on recommander sans inconvénient la même alimentation aux groupes 0, A, B, AB ?)
þ le type ostéomusculaire (l'importance et la force du squelette, des tendons et des muscles peut faire varier les besoins alimentaires et surtout minéraux)
þ le type morphologique (la silhouette dénote une structure physique avec des besoins spécifiques)
þ le tempérament (un individu nerveux, sanguin ou bilieux nécessite des nutriments adaptés à son tempérament)
þ l'activité physique (une activité physique ou sportive importante ou au contraire une passivité et une forte sédentarité doivent moduler le type d'alimentation à choisir)
þ l'activité professionnelle (le travail musculaire et le travail intellectuel ne demandent pas la même alimentation)
þ l'âge (les périodes de croissance, de grossesse, de ménopause, le 3ème âge… nécessitent chacune une alimentation adaptée et bien choisie)
þ la situation climatique (l'humidité ou l'ensoleillement suggèrent des aliments différents qui respectent le facteur environnemental)
þ les saisons (les 4 saisons de l'année font recommander des aliments dont l'énergie vibratoire est en harmonie avec la période de l'année)
þ les conflits personnels et le stress (vécus dans le milieu familial ou professionnel peuvent être une cause de pathologie et nécessiter une alimentation spécifique)
þ le sexe (les métabolismes masculin et féminin sont différents ; pour l'homme et la femme il faut sans doute prévoir une alimentation personnalisée)
þ Donner des aliments réchauffants, excitants à un individu " sanguin ".
þ Offrir des aliments refroidissants, rafraîchissants à une personne frileuse.
þ Manger régulièrement des légumineuses et viandes en sauce en plein été.
þ Effectuer une monodiète de fruits acides en plein hiver.
þ Consommer des fromages gras et fermentés en saison chaude.
þ Consommer abondamment des yogourts au lait écrémé en hiver ou période pluvieuse.
þ Offrir des rations importantes de viande rouge à un sujet congestif.
þ Proposer un régime végétalien cru strict à un frileux maigre.
þ Recommander une diète fruitarienne prolongée à un nerveux.
þ Offrir la même assiette à un adolescent, une femme enceinte, une personne ménopausée, un vieillard, un convalescent…
þ Proposer la même diète à une secrétaire (sédentaire et peu mobile), un maçon ou un plâtrier (très actif), un travailleur à horaire mobile nocturne (horloge biologique perturbée).
Ces exemples montrent que l'individualisation alimentaire est une clé importante de l'équilibre alimentaire.
L'assiette d'un travailleur manuel dont la dépense physique ou musculaire est importante exige une proportion élevée d'hydrates de carbone et de protéines.
L'assiette d'un employé de bureau plutôt immobile et sédentaire nécessite une quantité élevée de fibres apportées par les légumes.
L'assiette d'un enseignant ou d'un éducateur doit recevoir une alimentation suffisamment riche en phosphore pour satisfaire les besoins intellectuels et les exigences du système nerveux.
On ne peut pas calquer l'assiette de l'homme moderne devenu sédentaire grâce à la mécanisation et à l'automatisation sur l'assiette de l'homme ancestral dont toute la vie et l'activité était basée sur le mouvement et les efforts physiques et musculaires.
Le nutrithérapeute moderne doit prendre en compte les besoins du monde actuel en proposant :
þ une alimentation biologique (culture sans pesticide)
þ une alimentation vivante (la plus possible crue)
þ une alimentation diversifiée (la monotonie alimentaire crée des carences, la diversité alimentaire apporte l'équilibre).
Texte du Dr. Jean-Claude Rodet
Le rein est bien plus qu’une simple éponge filtrant le sang et rejetant les déchets organiques sous forme d’urine. Siège de la force reproductive, de la créativité et de la vigueur physique, il est considéré par la médecine chinoise comme un organe générateur, renforçant le potentiel énergétique.
Durant l’hiver, nous sommes en général plus sédentaires et introspectifs, le sang devient plus visqueux et on retient davantage de toxines. Dépendant du terrain de chacun, certains auront besoin de prendre quelques suppléments pour éviter les carences qui pourraient affecter leur état général.
En hiver, je conseille de consommer, sous forme de tisanes, des plantes diurétiques (reine des près, thé vert, frêne, écorce de boulot, pissenlit, cassis…) car celles-ci faciliteront le travail de drainage du rein et de la vessie. Il est aussi souhaitable de prendre un supplément de vitamines et de minéraux. Afin de pallier au manque de diversité des fruits et des légumes, je recommande la consommation de germinations : radis, tournesol, blé germé, luzerne… qui sont économiques et faciles à faire pousser chez soi. Ces germinations nous procurent la chlorophylle, une foule de vitamines et de minéraux facilement assimilables.
Commencez la journée par au moins un fruit frais (kiwi, clémentine). Cela stimulera les sécrétions digestives et vous ouvrira l'appétit.
Optez pour la diversité, la monotonie alimentaire est souvent synonyme de déséquilibre. On mange toujours la même chose, privant ainsi notre organisme de certains micronutriments essentiels à la santé. Une grande diversité alimentaire permet de couvrir nos besoins de façon efficace et harmonieuse.
En hiver, ne négligez pas les fruits et légumes, Ils sont un pilier de cette diversité. Laissez vous séduire par les produits de saison :
Fruits : pomme, poire, orange, clémentine et autres petits agrumes, banane, kiwi, ananas, litchi, mangue, goyave mais aussi, noix,
noisette et châtaigne.
Légumes : carotte, céleri, poireau, navet, pomme de terre, tous les choux, brocolis, salsifis, bette, betterave, courges.
Salades, endives, mâche, champignon, oignon.
Ne négligez pas les épices et condiments : cannelle, gingembre, sésame noir, ni les plantes médicinales : Basilic, romarin, persil, ortie.
Côté protéines, remplacez quelques repas de viande, par du soja. Cet aliment constructeur et reminéralisant est une source de protéines moins décalcifiantes que la viande, qui fait perdre le calcium par les urines.
La peau des fruits et légumes contient la majeure partie des vitamines et minéraux. Il est préférable de la consommer ou de pratiquer un épluchage très mince.
Enfants et ados ont tendance à préférer manger des néFAST-FOODS et boire des sodas. Offrez leur des sauces variées à base de yogourt, cela leur fera mieux apprécier les bâtonnets de carottes, de céleri ; les lanières de piments, de champignons ou les bouquets de brocolis et de choux fleurs.
Pour finir, ne perdez jamais de vue que, quelque soit l’alimentation, l’exercice physique régulier est un gage de santé, même en hiver. Trouvez le temps de marcher au moins 30 minutes chaque jour et n’oubliez pas que nous ne trouvons du temps que pour les choses qui nous intéressent !
Bon hiver !
Qu’est-ce qu’une monodiète ?
Pourquoi faire une monodiète ?
Nos habitudes alimentaires (excès, malbouffe…) font que notre organisme stocke des calories en excès. Il s’en suit un encrassement qui empêche la régénération
optimale des tissus et rend difficile l’élimination des toxines provenant des additifs alimentaires (conservateurs, colorants…), de la pollution et du stress. Il est donc salutaire de pratiquer périodiquement des périodes de réductions caloriques. Notre corps peut alors éliminer tout ce qui lui est inutile. C’est une véritablement une cure
de rajeunissement.
Exemples d’indications
Hypotension artérielle : Jus verts + huile de noisette - riz demi-complet - cresson. Ajouter à cela des tisanes de prêle et/ou de marjolaine. Vous stimulerez ainsi les intestins et le foie.
Grippe : Soupe d’oignons + thym + ail – cresson, betterave rouge, raifort. Les plante
complémentaires sont : Cannelle, thym, bouillon blanc, bourrache et sureau. Vous stimulerez ainsi les intestins, les poumons et la peau.